4 mai 2022

La gestion de projet : La source la plus importante de création de valeur pour les entreprises ?

Partie 2 : La gestion de projet change, celles et ceux qui les gèrent doivent changer aussi.

Comme nous l’avons vu dans notre précédent article, il est indispensable de dépasser la manière traditionnelle d’appréhender la gestion de projet . Les gestionnaires de projets doivent s’intéresser à ce qui se passe avant ou après l’achèvement de leurs projets.  Ils ne peuvent plus se permettre de se concentrer uniquement sur les livrables et ils doivent également chercher à dégager de la valeur avant la fin de leurs projets. Nous devons combattre l’idée selon laquelle, si le projet est achevé dans le respect des délais, budget, périmètre initial, les avantages promis se produiront « tout simplement ».

Une gestion de projet trop cloisonnée

Et pour cause, trop souvent le chef de projet intervient une fois que le projet a obtenu un top départ de la part des décideurs. Il recevra un budget et un délai à respecter, une équipe à gérer et des livrables à produire. Une fois que son projet aura fourni ses livrables, le chef de projet fera un bilan de comment les choses se sont passées, consignera le tout sous forme de « leçons apprises » puis il se retirera.

En règle générale, il concevra son projet selon les étapes d’un cycle de vie immuable et séquentiel, en passant successivement par l’initiation, la planification, la mise en œuvre et la clôture. L’équipe projet travaillera sur une étape jusqu’à ce qu’elle l’ait terminée, puis elle passera à la suivante, et lorsque la dernière étape sera franchie, le projet sera terminé. À aucun moment il ne reviendra à une étape précédente.

La gestion de projet d’aujourd’hui et de demain

Mais nous savons maintenant que les projets ne se prêtent pas toujours à une approche aussi rigide et séquentielle. En se chargeant d’un travail qui n’a jamais été fait auparavant, les projets impliquent des expériences, des faux départs et des échecs et, par conséquent, sont susceptibles de passer d’une étape à l’autre.

Certes, la gestion de projet aura toujours besoin de boîte à outils et de méthodologies à appliquer. Cependant, elle aura de plus en plus besoin d’élargir son périmètre d’intervention pour couvrir le cycle entier de la création de valeur par les projets.

En plus de couvrir les étapes classiques (initialisation, conception, mise en œuvre et clôture), la gestion de projet doit intégrer :

  • L’idéation qui précède le lancement d’un projet,
  • La gestion du changement qui est la clé pour l’obtention des bénéfices,
  • L’agilité qui permet d’envisager de dégager des bénéfices au fur et à mesure que le projet se développe.

Pour parvenir à maitriser cette nouvelle gestion de projet, les compétences des chefs de projet doivent évoluées, mais à quoi ressemblent-elles ?

Le chef de projet du futur : De nouvelles compétences à développer

Au-delà d’une forte maîtrise des compétences techniques en gestion de projet, d’une bonne compréhension du domaine sur lequel porte le projet et du fonctionnement de l’entreprise, l’une des principales lacunes identifiées en matière de compétences concerne les personnes capables de diriger des projets dans l’ensemble de l’organisation.

Voici les 7 qualités du chef de projet du futur identifiées par l’auteur de la : « project economy » :

  • Devenir un chef d’orchestre et avoir de véritables aptitudes à travailler en équipe.
  • La capacité de rassembler un groupe de personnes diverses, chacune avec sa propre expertise, et de créer une équipe performante à partir de ces différents individus.
  • De solides compétences en matière de leadership et de gestion du changement sont également essentielles.
  • Une très grande facilité dans les relations interpersonnelles et une intelligence émotionnelle.
  • Savoir donner des directives, communiquer les progrès et les changements, évaluer, développer et engager le personnel, et être un bon motivateur.
  • Il faut également être capable d’impliquer les sponsors du projet et obtenir l’adhésion d’autres hauts responsables.
  • Et surtout, être agile et adaptable : être à l’aise avec l’incertitude et pouvoir planifier et prendre des décisions avec des informations limitées.

Pour conclure, il est très important d’envisager la gestion de projet comme l’ensemble des compétences, des techniques et des outils qui aident les gens à définir, planifier et mettre en œuvre des projets avec succès.

Dans notre prochain et dernier article sur la « project economy » selon Antonio Nieto-Rodriguez, vous découvriez quel est le secret des projets qui aboutissent et quelles leçons nous pouvons apprendre des projets échoués.

L’équipe Ad Valoris

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