26 janvier 2021

Sophie Tijeras : « l’actionnariat doit être une dynamique, pas un mobile »

Arrivée chez Ad Valoris il y a dix ans et après 6 ans de collaboration au poste de directrice adjointe, Sophie Tijeras entre au capital de l’entreprise. Cinq questions posées à cette professionnelle exigeante et déterminée.

Ad Valoris. Pourquoi avoir accepté une association ?
Sophie Tijeras. Avoir la possibilité de rejoindre Ad Valoris en qualité d’associée est une preuve de confiance mutuelle. En l’occurrence, celle-ci s’est bâtie au fil des ans, au travers des expériences et du développement de notre modèle.

Quel est ce modèle et qu’apporte-t-il au marché ?
Notre approche prend en compte les aspirations profondes de nos clients. Nous ne nous figeons pas dans une idéologie méthodologique, mais proposons un accompagnement personnalisé répondant à leurs priorités, à leurs moyens et à leur vision. L’intelligence organisationnelle n’a pas de recette unique reproductible. Elle se construit sur mesure, dans une perspective d’équilibre et de performance, directement liée au réel. D’année en année, nous adaptons et enrichissons nos approches techniques et relationnelles, notamment avec l’évolution des modes de fonctionnement. La crise sanitaire en est un exemple frappant, avec l’accroissement du télétravail, la réorganisation logistique et communicationnelle, et la forte accélération technologique.

Et vous-même, où situez-vous votre apport ?
Tout comme Thierry Ungaro, fondateur du cabinet, j’ai développé un esprit de synthèse et une vision globale pour faciliter l’identification des problèmes et des solutions.
Nous agissons pour des entreprises et des institutions qui attendent de nous une compréhension rapide des enjeux, ainsi que des supports de collaboration fluides, et un accompagnement de proximité à tous les niveaux.
J’ai la réputation d’être perfectionniste et exigeante, ce qui me paraît être la moindre des choses dans le métier du conseil. La refonte ou l’amélioration de l’intelligence organisationnelle est un acte stratégique ayant une portée sur l’avenir, qui nécessite une adhésion de toutes les parties prenantes. Mon cheminement avec le client pour préparer, lancer et accompagner le changement, requiert de la créativité, une capacité à fédérer, mais aussi une grande rigueur, que je mets un point d’honneur à observer.

Vous parliez d’évolution : votre statut d’associé va-t-il modifier l’organisation d’Ad Valoris ?
Il fixe en réalité des pratiques adoptées depuis plusieurs années. Par exemple nous nous sommes engagés à une logique consensuelle. En cas de désaccord entre Thierry et moi, nous remettons l’ouvrage sur le métier afin de trouver ensemble la solution idoine. Ce type de fonctionnement apporte à nos clients la garantie de dispositifs parfaitement maîtrisés, de la phase analytique à la mise en œuvre. De même, les progrès accomplis au sein de notre cabinet, dans notre propre organisation, mais aussi dans l’élaboration de nos outils méthodologiques, résultent d’une réflexion commune et d’un plan stratégique interne. Nous entamerons d’autres réflexions stratégiques durant l’année 2021, et là encore, l’ensemble des positions seront prises selon une logique consensuelle entre associés, mais aussi participative. C’est beaucoup de travail, mais nous gagnons en cohésion et nos clients en sont les premiers bénéficiaires.

Pour conclure cette interview, quels enseignements tirez-vous des 5 dernières années ?
Les entreprises de cette première partie du XXIe siècle sont confrontées à un marché mondial de plus en plus incertain. Celles qui le subiront sans s’adapter auront beaucoup de peine à lui survivre. L’intelligence organisationnelle n’est plus une option, mais une nécessité pour apporter les mesures correctives liées à l’évolution des modes de fonctionnement, mais aussi et surtout anticiper les scénarios de changements brutaux à prévoir avec l’intelligence artificielle, le big data, les législations de préservation environnementale, pour ne citer qu’eux.
On assiste également à une mutation significative des priorités des salariés. Une nouvelle génération de professionnels nomades est apparue, pour qui le plan de carrière ne s’inscrit plus dans la sédentarisation et la fidélité, ni même l’affinité à l’entreprise, mais dans le projet d’évolution personnelle et la qualité du contrat salarial.
Tous ces éléments constitueront le point de départ de formidables défis à relever avec nos clients et partenaires.

 

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