5 juillet 2021

Un retour au bureau en toute simplicité

Entre l’assouplissement des règles sanitaires et la vaccination massive de la population, il semble que le retour au bureau ne soit plus si utopique qu’il ne le paraissait il y a encore quelques mois. Après avoir « hiberné » si longtemps dans un télétravail forcé, nombreuses sont les questions relatives à ce retour possible aux habitudes d’antan. Et si ce retour au bureau pouvait s’effectuer en douceur, sous le signe de la simplicité ? Pour cela, le modèle « Smart Simplicity » imaginé par Yves Morieux, directeur de l’Institute for Organization du BCG, nous donne quelques clés.

Le modèle Smart Simplicity
Selon Yves Morieux, nous avons un problème : les moyens usuels destinés à booster la productivité se retournent contre nous. Le modèle classique Mesure, Accountability et Clarté (MAC) notamment. En effet, en instaurant un nombre trop important de règles à suivre, nous appliquons une approche dite « dure » du management. Cette approche nous pousse à créer des procédures, des fonctions, des systèmes, des règles, des structures. Pour ensuite les évaluer avec des KPIs, des Scorecards et des tableaux.

En évaluant uniquement ce que l’on peut mesurer, l’effort sera mis dans ce qui est mesurable. Et cela au détriment de la coopération. On force alors la coopération. Par exemple dans les banques, si le Front office ne coopère pas avec le Back office, on crée un Middle office. Problème résolu.

Pour contrebalancer l’approche « dure », il existe une approche dite « soft ». Celle-ci se base sur les relations interpersonnelles. On imagine alors que si les membres d’une équipe s’apprécient, ils travailleront mieux ensemble. Or, Yves Morieux nous confie posséder deux télévisions : une pour lui, une pour sa femme. Et c’est justement parce qu’il aime sa femme qu’il ne lui impose pas une « collaboration ». Collaboration qui impliquerait un visionnage continu de matches de football.

Les solutions pour simplifier
Ces deux approches sont donc obsolètes. Comment en sortir ? Selon Yves Morieux la réponse est plutôt simple : il faut accepter le flou, la redondance et de ne pas tout mesurer. Si les membres de l’équipe ne coopèrent pas, il ne faut pas s’en prendre à eux mais à la situation. Posez-vous alors la question : est-ce dans leur intérêt de coopérer ? Si la coopération ne leur apporte rien, ils ne le feront pas.

Yves Morieux propose 6 guidelines pour apporter une dose de concret à son modèle :
1. Augmenter la réciprocité en réduisant les intermédiaires entre les collaborateurs
2. Mettre les collaborateurs face aux conséquences de leurs actes à long terme
3. Récompenser ceux qui coopèrent et punir ceux qui ne le font pas
4. Comprendre ce que font les autres en regardant au-delà de leur job description
5. Renforcer le rôle « intégrateur » des managers
6. Donner du pouvoir en responsabilisant

Venons-en enfin à l’application de ce modèle au retour au bureau imminent. Chacun est libre d’interpréter les guidelines proposées par Yves Morieux comme il le souhaite. Toutefois, le constat semble clair : un retour au bureau en douceur, c’est un retour au bureau sans règles, procédures, ni obligations. Au contraire, flexibilité et responsabilisation seront les maîtres mots de ce retour au bureau en toute simplicité.

L’équipe Ad Valoris

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