La courbe du deuil : la résistance au changement

L’individu ne craint pas le changement en tant que tel. Il résiste à la douleur, à la peur de l’inconnu ou à la perte de contrôle qu’il croit percevoir au travers du changement. Ces réactions de doute, d’angoisse, voire d’opposition se matérialisent habituellement autour de 3 réactions :

  • Le monde sera différent à mes yeux, ma grille de lecture du monde ne sera pas adéquate
  • Mon savoir-faire, mes connaissances ne seront plus adaptées
  • Je ne serai plus reconnu

Pour accepter ce changement, le collaborateur doit faire le deuil de ce qui existait auparavant. Un deuil, souvent associé à la douleur, est aussi considéré comme un processus nécessaire de délivrance : la résilience. C’est donc une étape importante en cas de changement important. Ce processus a été formalisé par Elisabeth Kübler Ross, une psychiatre suisse qui a travaillé avec des enfants en fin de vie aux USA. Elle prend une forme de courbe, avec des phases auxquelles l’individu qui subit le changement, passe obligatoirement :

courbe-deuil

La courbe du deuil

Cette courbe du deuil n’est pas un processus linéaire. En fonction de l’individu et du changement, chacune de ces phases peut être plus ou moins longue et certaines peuvent survenir au même moment. Il peut avoir plusieurs aller-retours entre les différentes étapes. Certains peuvent même rester bloqués à une étape. Pour pouvoir avancer, il faut en effet être capable d’accepter qu’une partie de soi « meurt ».

Le processus de deuil est donc une somme d’émotions plus ou moins intenses, qui vont et viennent et peuvent être difficiles à qualifier, parce qu’elles peuvent se mélanger entre elles.

Peu à peu, si le processus est intégré, l’intensité de ces émotions diminue à fur et à mesure que l’individu retrouve un nouvel équilibre, ce qui lui permet d’accepter le changement. Le passage par les différents stades (et les émotions qui y sont liées , colère, déni, peur, tristesse, etc) est un processus nécessaire pour permettre de faire le deuil du passé et s’ouvrir à quelque chose de différent, de nouveau.

La résistance au changement est donc un processus naturel, propre à chaque individu, même en entreprise. Le prendre en compte et en comprendre les causes permet d’accélérer le processus du changement. La résistance va faire émerger des émotions chez le collaborateur, et celles-ci doivent être prise en compte et thématisées. Par exemple :

  • La colère d’un collaborateur signifie qu’il a besoin d’être entendu
  • La peur d’un collaborateur signifie qu’il a besoin d’être rassuré
  • La tristesse d’un collaborateur signifie qu’il a besoin d’être écouté

Ces états peuvent être compris en identifiant les causes des résistances, à travers 3 questions :

  • Savent-ils ? Savent-ils faire, savent-ils vers quoi le changement va les amener ?
  • Veulent-ils ? Perçoivent-ils l’intérêt de changer ? Adhèrent-ils au changement ?
  • Peuvent-ils ? Ont-ils les moyens nécessaires pour y arriver ? (outils, organisation, compétences)

le-svp

Le SVP : Analyse des causes des résistances

icon danger

Diagnostic flash Ad Valoris

Quel est le modèle d’organisation le
plus adapté à votre entreprise ?

Accédez gratuitement à notre
test et nos experts vous délivreront
un diagnostic du modèle
d’organisation de votre entreprise.

Accédez gratuitement à notre test et nos experts
vous délivreront un diagnostic du modèle d’organisation
de votre entreprise.